L'avare

Harpagon est un vieillard odieux et avare. Avare jusqu’au ridicule, puisqu’il fait comparaître en justice le chat d’un de ses voisins pour lui avoir mangé le reste d’un gigot ! Avare jusqu’au sordide aussi. Ne cherche-t-il pas à prêter à un taux usuraire l’argent qu’il refuse à son fils ? N’est-il pas prêt à vendre sa fille à qui offre de la prendre sans dot ? Quant à sa prétendue attirance pour Mariane, elle ne résiste pas à sa fascination pour l’or.
Peut-être la plus célèbre des comédies de Molière, L’Avare s’inspire largement de l’Aulularia, une pièce de théâtre écrite au IIIe siècle avant J.-C. par le poète latin Plaute.